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Alors que commence pour nous la 104e année du Collège Saint-Pierre, nombreux sont ceux qui, dans la société contemporaine, souhaitent remettre l’école au milieu de la ville, au milieu de la vie... Si l’environnement socio-économique pèse de tout son poids sur le monde de l’école, on ne peut s’empêcher de constater que nos élèves sont de plus en plus baignés dans un temps qui n’est plus le nôtre, dans un déroulement de l’année où le rythme n’est plus celui de l’école, de l’étude, voire celui des activités sportives ou des mouvements de jeunesse. Mais quels sont les repères de leur vie d’adolescent, au-delà de l’instant, de l’immédiat, du momentané, de l’éphémère, de la réalisation du tout, tout de suite ? Et pourtant, ils défendent des valeurs, ils ont des idéaux et cherchent des modèles... Cette constatation et cette question, certes un peu caricaturales, provoquent sans doute chez un certain nombre de professeurs, de parents, mais aussi de responsables politiques, un sentiment ambigu générant soit l’inertie, soit le fatalisme résigné ou encore la volonté de réduire les écarts entre eux et nos projets pour eux, entre l’absence de rythme scolaire et un cadre porteur susceptible de nous permettre de leur faire la courte échelle vers leur avenir. Pour ceux qui s’interrogent sur les causes du problème et les solutions possibles, la maîtrise du français, langue de l’enseignement, est souvent prépondérante. La transparence de l’offre d’enseignement, la lutte contre la hiérarchie des filières, les questions d’évaluation et d’orientation ont également leurs poids dans une problématique qu’il faut prendre en charge au plus vite, si nous voulons rester des responsables crédibles et des acteurs efficaces de l’enseignement et de l’éducation. Avec Marc Romainville, professeur aux FUNDP, département Education & technologie, mais également à l ‘UCL et à l’ULB, nous voulons affirmer conformément à notre tradition que l’école juste est une école qui porte chacun au maximum de ses possibilités, et où tous devraient atteindre les socles minima qui doivent être dépassés par tous ceux qui le peuvent. S’il fallait formuler l’objectif des humanités au Collège, on pourrait tracer le profil idéal du citoyen de demain, à l’avenir duquel nous aimerions contribuer par le biais de nos cours, des projets qui sont proposés, des rencontres qui sont initiées et des relations qui sont établies au sein d’une école, lieu par excellence où la raison interpelle l’émotion, lieu privilégié où l’humanité en devenir, et parfois trop souvent aujourd’hui en souffrance, ouvre de nouveaux échanges. Audacieux, faisant preuve d’autonomie et doté d’un esprit critique, soucieux de maîtriser une pensée complexe et baigné dans une culture du questionnement, capable de communiquer et ayant une bonne estime de soi, créatif et soucieux de coopérer, tenace et volontaire dans le dépassement... voilà l’essence d’un projet ambitieux, utopique peut-être à la limite, mais optimiste et responsable.
1. Participer activement au cours. En classe, être attentif et actif, c’est déjà 50% du temps gagné sur l’étude à domicile. Tu es le maître de ton destin et de cette année scolaire, alors courage et détermination... Nous sommes là, avec tes Parents, pour faire que le meilleur advienne, mais sans toi, nous n’y parviendrons pas. Grande et belle année scolaire ! Claude VOGLET |